22 juin 2011

test m’a tuer 3

Si tu as tout à fait le droit de préférer Xhamster aux Chipmunks, il t’est en revanche indispensable de débrancher lobstertube pour foncer dans le premier ugc de proximité venu et de te poser devant Shame. Sans oublier le sopalin.
 Steve McQueen colle au bask’ de son héros, le filme bien souvent dans son plus simple appareil sans jamais sombrer dans le voyeurisme. Au-delà d’une simple teube, la nudité crue de Shame illustre un engrenage de pulsions dans lequel le personnage sombre immanquablement. Par une mise en abyme assez subtile, le réal interroge une société construite autour du sexe et de ses codes mais qui en condamne l’addiction. Rihanna écarte les cuisses, 10 millions de mp3 s’écoulent. Trois suédoises se torchent nues sous une cascade à la télé, tu achètes tel gel douche. La « honte » du titre repose sur cette idée de malhonnêteté qui plane sur le film : le sexe fait vendre mais le sexe c’est mal. On suit alors cet accro du cul se débattre contre sa dépendance, s’essayer aux sentiments et sombrer à nouveau dans ses vices. Toujours plus bas. Toujours plus sales.
Plus fort encore que Hunger, sa précédente réalisation, Shame traduit un impressionnant savoir-faire plastique qui parvient à saisir, au-delà des mots ou des corps, le mal-être et le bien-être cumulés de ce sex-addict. On n’avait rien vu de tel depuis Max Hardcore. Sophistiqué et résolument contemporain, le film n’a que peu d’égal – certainement pas Choke d’après Palahniuk qui traitait du même sujet – mais cultive cependant des points communs avec du Brett Easton Ellis ou du Kanye West (cf. Hell of life). Si on était sur France inter, j’évoquerais la force du découpage de McQueen qui confère à Shame une aura sensationnelle. Ici sur ASBAF, je peux te dire mon gars qu’il y a des boobies à te faire oublier ceux de ta mère.

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Fous au moins un pseudo, les anonymes ça nous pète les yeukous.